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Offrir un escompte en Suisse : formuler correctement la remise pour paiement rapide

L'escompte est le levier classique pour être payé plus vite : qui paie dans un bref délai obtient une petite remise. Attrayant pour les clients, efficace pour votre trésorerie – à condition que la clause soit bien formulée et correctement comptabilisée. Voici comment faire.

Qu'est-ce que l'escompte exactement ?

L'escompte est une remise sur le délai de paiement : vous accordez au client une réduction de prix s'il règle la facture par anticipation. Typiquement 2 % à 3 % pour un paiement sous 10 jours, le délai normal restant à 30 jours.

Exemple : facture de CHF 2'000, clause « escompte de 2 % sous 10 jours, payable sous 30 jours ».

  • Paiement au 8e jour : CHF 1'960 – vous recevez CHF 40 de moins, mais 20 jours plus tôt.
  • Paiement au 30e jour : CHF 2'000 – aucun escompte.

En calcul, l'escompte est un intérêt : 2 % sur 20 jours équivalent à environ 36 % de taux annuel. C'est pourquoi l'escompte est presque toujours moins cher qu'un crédit courant – et il discipline les débiteurs.

Formuler la clause correctement

Pour éviter toute question d'interprétation, trois indications figurent sur la facture :

  1. Pourcentage : p. ex. 2 %
  2. Délai d'escompte : date concrète, p. ex. « pour paiement jusqu'au 25 août 2026 »
  3. Délai normal : la date d'échéance ordinaire

Exemple de formulation :

« Escompte de 2 % pour paiement jusqu'au 25.08.2026, sinon payable sous 30 jours jusqu'au 14.09.2026. »

Combiné à la QR-facture, l'effet est maximal : le client scanne, paie en quelques secondes et sécurise sa remise. Avec le générateur gratuit, vous placez la clause dans le texte additionnel ; notre article sur le délai de paiement détaille la gestion des échéances.

TVA et escompte : comment ça marche

La TVA se mesure sur la contrepartie effectivement due (art. 28 LTVA). Si le client profite de l'escompte, la base d'imposition baisse en conséquence – la TVA se calcule sur le montant réduit, pas sur le total initial.

Exemple avec 8.1 % de TVA :

Sans escompte Avec escompte (2 %)
Net CHF 1'850.46 CHF 1'813.45
TVA 8.1 % CHF 149.54 CHF 146.55
Total CHF 2'000.00 CHF 1'960.00

Dans le décompte TVA, vous déclarez la contrepartie effectivement encaissée. Un logiciel gère cela automatiquement ; en comptabilité manuelle, l'escompte est porté en charges (charge d'escompte) et la TVA est ajustée en conséquence. Les bases sont expliquées sur buchhaltung-für-selbständige.ch : TVA pour indépendants en Suisse.

Quand l'escompte vaut la peine – et quand non

Utile si :

  • vous rencontrez régulièrement des payeurs lents et la trésorerie est tendue,
  • votre marge supporte 2–3 % de remise,
  • vos clients sont des entreprises qui saisissent systématiquement les remises.

Prudence :

  • Marges très fines : avec 5 % de marge, un escompte de 2 % absorbe presque tout le bénéfice.
  • Clients privés : ils profitent moins souvent de l'offre ; l'effet est plus faible qu'avec des entreprises.
  • Un simple délai court (10 jours au lieu de 30, sans remise) est une alternative qui mérite d'être testée.

Introduire l'escompte en pratique

  1. Standardiser la clause, identique dans l'offre et la facture.
  2. Surveiller activement le délai d'escompte – seul l'encaissement dans les temps compte.
  3. Adapter la comptabilité : un compte distinct de charge d'escompte facilite le bilan annuel.
  4. Après trois mois : les clients prennent-ils la remise ? Le délai d'encaissement s'améliore-t-il ?

Pour l'ensemble du processus de facturation, du modèle au logiciel, consultez notre comparatif des meilleurs programmes de facturation ou les classements de logiciels sur gründer-schweiz.ch.

Remarque : cet article ne constitue pas un conseil fiscal.

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