Délai de paiement sur la facture : usages, retard et intérêts moratoires
Le délai de paiement détermine la vitesse à laquelle votre argent arrive sur le compte – et ce qui se passe quand le client ne paie pas. En Suisse, les règles sont plus claires qu'on ne le pense. Voici l'essentiel pour freelances et indépendants.
Existe-t-il un délai légal ?
Non, aucun standard légal fixe. Le délai résulte de votre accord avec le client – dans le contrat, l'offre ou sur la facture. Ce qui n'est pas convenu est réputé exigible immédiatement (art. 82 CO) : le débiteur doit payer dès que vous le exigez.
Trois délais se sont imposés dans la pratique :
- 10 jours – pour les petits montants et les mandats récurrents
- 30 jours – le standard entre entreprises
- 45/60 jours – parfois usuel chez les grands groupes et les administrations, mais gênant pour la trésorerie des petits fournisseurs
Recommandation : indiquer 30 jours comme standard et négocier activement des délais plus courts. Tout ce qui figure déjà dans l'offre est ensuite difficile à contester.
Indiquer le délai correctement sur la facture
Formulez le délai sans ambiguïté, idéalement avec une date concrète. Au lieu de « payable sous 30 jours », écrivez : « Payable sous 30 jours, jusqu'au 15 septembre 2026 ». Sur la QR-facture, l'échéance va dans le champ « payable jusqu'au » – le client la voit immédiatement en scannant.
Deux compléments qui portent leurs fruits :
- Mentionner l'escompte si vous accordez une remise pour paiement rapide.
- Annoncer les intérêts de retard : « En cas de retard, des intérêts moratoires de 5 % sont facturés. » Ce n'est pas obligatoire, mais cela renforce la pression sur les mauvais payeurs.
Ce qui s'applique en cas de retard
Le retard commence à l'échéance indiquée – si la date figure sur la facture, aucun rappel n'est même nécessaire pour créer le retard (art. 102 CO). À partir de ce moment, vous disposez de deux prétentions :
- Intérêts moratoires de 5 % – ancrés dans l'art. 104 CO, sauf convention contraire. Vous pouvez les ajouter au rappel sans formalité.
- Frais de rappel – les coûts réellement engagés (port, émoluments de poursuite) peuvent être répercutés ; des forfaits de rappel sont délicats sans base contractuelle.
Si le client reste silencieux, la poursuite est l'étape suivante. Le système suisse est bon marché et simple pour les créanciers : une réquisition de poursuite au bureau compétent coûte quelques francs, et la seule menace suffit souvent. Notre article Se faire payer plus vite détaille la marche à suivre.
Combiner délai et QR-facture
La QR-facture rend les délais plus efficaces, car payer ne coûte plus d'effort : le client scanne le code, le montant et la date sont préremplis, le paiement est déclenché en dix secondes. Combiné à des délais clairs, on gagne souvent une à deux semaines de délai d'encaissement effectif. Avec le générateur gratuit, vous créez de telles factures en moins d'une minute.
Trois règles pour garder la maîtrise
- Clarifier le délai avant le mandat – pas de surprise sur la facture.
- Date concrète plutôt que simple comptage de jours – cela évite tout différend d'interprétation.
- Relancer avec constance – courtois à 7 jours de retard, ferme à 14, poursuite en dernier recours.
Pour aller plus loin, gründer-schweiz.ch propose un guide pratique sur les factures et délais de paiement, et buchhaltung-für-selbständige.ch explique comment garder la maîtrise des créances (débiteurs).
Remarque : cet article ne constitue pas un conseil juridique.
Une facture prête en moins d'une minute
Gratuit, sans inscription – en PDF avec section QR.
Créer une facture QR gratuite maintenant